Lambaréné : carrefour des trafics d’espèces protégées

Lamabréné n’en finit plus de livrer à la justice gabonaise les trafiquants et les braconniers des espèces animales protégées. Plusieurs arrestations ont eu lieu dans la petite ville au courant de l’année 2018. Et ce n’est pas fini puisque jeudi dernier, un homme a été pris en flagrant délit de commercialisation d’ivoire.

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Le dénommé Jules Magui n’aura pas échappé à la vigilance des gendarmes de Lambaréné alors qu’il s’apprêtait à encaisser une belle somme d’argent en vendant des pointes d’ivoire. Selon des sources proches du dossier, tout a commencé le 2 août dernier aux environs de 9h quand une équipe composée des agents de la Gendarmerie et des Eaux et Forêts de Lambaréné, accompagnée des membres de l’ONG Conservation Justice reçoit l’information d’une transaction concernant des trophées d’espèces intégralement protégées est sur le point d’avoir lieu. L’équipe se déplace alors vers le centre ville pour avoir la confirmation de ladite information.

Une fois sur les lieux indiqués par l’information, Jules Magui, 40 ans, Gabonais, orpailleur, est surpris entrain d’étaler les six morceaux d’ivoire (deux pointes) en sa possession. Pris par les éléments de la Gendarmerie, il est interrogé sur le champ. Il ne tarde pas à avouer que le client avec lequel le prix de la marchandise avait déjà été fixé était sur le point d’arriver. Par ailleurs, il affrime rapidement que les 11 kg d’ivoire sont en fait la propriété de Roméo Tondene et de Briolle Pindjinobe. Il ne serait donc un commissionnaire.

Dans la foulée, les OPJ se lancent à la recherche des deux complices présumés. Ils sont alors interpellés à Lambaréné alors qu’ils revenaient de Sindara où ils résident. Ceci, dans le but de récupérer leur part du montant de la vente. Interrogés à leur tour, ils prétendent que les deux pointes appartiennent à leur grand père décédé en 2016.  A la question de savoir s’il savaient que la détention, le transport et la commercialisation des ivoires sont interdits et punis par la loi, les trois compères ont répondu par l’affirmative 

Ils ont donc été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Lambaréné en attendant la suite de la procédure.


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