Lutte contre le chômage des jeunes : Des formations en conduite automobile comme une approche



Les initiateurs de ce programme s’appuient sur l’approche pédagogique d’un vieux proverbe chinois qui enseigne que :  »Mieux vaut apprendre à pêcher à quelqu’un, que de lui donner du poisson’’.

 

C es derniers temps, l’on observe une récurrence des initiatives isolées et individuelles, pour porter main- forte à l’Etat dans le sérieux challenge de la lutte contre le chômage des jeunes. Preuve que cet enjeu semble être aujourd’hui devenu l’affaire de tous au Gabon. Dans cette mouvance, la dernière initiative en date est celle du ministre de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat national chargée de la Décennie de la femme, Estelle Ondo, dans la ville d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, au nord du Gabon.

Cette initiative, a précisé le comité de suivi «s’inscrit strictement dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes, mais aussi et surtout, dans le processus  de leur autonomisation et de l’égalité des chances, prôné par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba ».

Pour la matérialisation de ce projet, l’on indique que près de trois cent cinq jeunes gens, après une rigoureuse sélection, ont déjà pu bénéficier des frais de formations dans quelques institutions spécialisées dans ce domaine. Loin de s’arrêter en si bon chemin, le comité table sur le chiffre de 900 dans ses prévisions.

Au terme de leur formation, certains lauréats n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance envers la bienfaitrice, tout en promettant de faire bon usage de leur parchemin. Mais pour une meilleure portée socio-économique de cette initiative, il a toutefois été recommandé aux instructeurs de ne pas tomber sur le coup de la facilité avec des formations réduites, afin que cette œuvre de bienfaisance ne finisse finalement par s’avérer contreproductive.

«Cela d’autant plus que la conduite constitue un secteur particulièrement sensible qui touche directement la vie des populations. Car, du fait du déficit de bonne formation en la matière, les préjudices finissent souvent par devenir irréparables.», ont indiqué les examinateurs. Malgré ces observations, l’initiative a été saluée par les populations de cette localité dans leur majorité. Surtout dans ce sens, qu’elle constitue une belle offre dans la lutte contre le chômage des jeunes qui oscille aujourd’hui, autour de 28% au Gabon. Fléau qui en plus, toucherait la grande majorité les jeunes de 20 à 29 ans.


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