Est-il possible que le fauteuil du chef de l’État soit vide jusqu’en 2019 ?



Tout en reconnaissant les
problèmes de santé du chef de l’Etat, Libreville a occulté sa convalescence. La Lettre du Continent revient en exclusivité
sur cette question centrale.
Depuis l’évanouissement d’Ali Bongo à Riyad, le 24 octobre, les autorités de Libre- ville sont restées obstinément muettes sur
l’état de santé du chef de l’Etat, laissant libre cours aux spéculations des réseaux
sociaux. Le 11 novembre, deux jours après le réveil du président gabonais, le porte-parole du Palais du bord de mer, Ike Ngouoni, a livré quelques éléments. Une intervention millimétrée pour éloigner les
sujets sensibles et déminer toute guerre de succession.

Six mois sans le chef ? Ainsi, Ike Ngouoni n’a livré aucun détail sur la nature du mal présidentiel et, surtout, sur le temps de
traitement prévu hors de Libreville. Comme révélé avec moult détails par La Lettre du
Continent ( LC n°787 et alerte du 09/11/18), Ali Bongo a été victime d’un œdème cérébral consécutif à un accident vasculaire.
Cet œdème est actuellement en voie de résorption, ce qui a permis aux équipes médicales de sortir le chef de l’Etat du coma
artificiel dans lequel ce dernier avait été plongé pour traiter cette pathologie. Ike Ngouoni, qui s’est contenté d’évoquer des
« saignements », a évacué la question de la convalescence. Celle-ci est pourtant capitale.

après le réveil du président gabonais, le porte-parole du Palais du bord de mer, Ike Ngouoni, a livré quelques éléments. Une intervention millimétrée pour éloigner les sujets sensibles et déminer toute guerre de succession.

Six mois sans le chef ? Ainsi, Ike Ngouoni n’a livré aucun détail sur la nature du mal présidentiel et, surtout, sur le temps de traitement prévu hors de Libreville. Comme révélé avec moult détails par La Lettre du

Continent ( LC n°787 et alerte du 09/11/18), Ali Bongo a été victime d’un œdème cérébral consécutif à un accident vasculaire.

Cet œdème est actuellement en voie de résorption, ce qui a permis aux équipes médicales de sortir le chef de l’Etat du coma artificiel dans lequel ce dernier avait été plongé pour traiter cette pathologie. Ike Ngouoni, qui s’est contenté d’évoquer des « saignements », a évacué la question de la
convalescence. Celle-ci est pourtant capitale.

Ali Bongo devrait encore rester deux semaines en Arabie Saoudite avant d’entamer une phase de repos de plusieurs mois en Europe ou au Maroc. De quoi laisser son fauteuil vide
jusqu’en 2019.
Garde rapprochée. Les informations ont été rares ces trois dernières semaines d’hospitalisation en raison du verrouillage instauré par Sylvia Bongo. Seule une poignée d’officiels se trouve dans la confidence. Les deux premières semaines, seuls la première dame et son fils aîné Noureddin Bongo, arrivés en avion privé (voir ci-dessous), ont eu accès à la chambre présidentielle. Le seul autre officiel présent était le médecin militaire d’Ali Bongo. Ce cercle s’est étoffé dès la décision
du corps médical de sortir progressivement Ali Bongo de son sommeil à compter du
8 novembre. La semaine dernière, la mère de ce dernier, Patience Dabany, ainsi que
sa fille aînée, Malika Bongo, issue d’un premier mariage avec la Gabonaise Aubierge Lafitte Mouvagha, ont débarqué en Arabie saoudite. Le colonel Arsène Emvahou, aide de camp principal d’Ali Bongo, tout comme Cyriaque Andjoua, chargé de mission au Palais du bord de mer et par ailleurs fils de
Fidèle Andjoua, frère aîné d’Omar Bongo, se sont également rendus à Riyad.


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