Les solutions de Youri Dissouva pour développer le tourisme au Gabon



Et si le Gabon devenait la nouvelle destination touristique africaine, au même titre que l’Afrique du sud, le Kenya et le Maroc qui attirent des millions de touristes chaque année. Avec sa diversité culturelle, animalière et florale qui s’étend sur 3 millions d’hectares, ainsi que ses nombreux parcs nationaux, le tourisme gabonais demeure pourtant en queue de peloton de l’économie nationale, dont il représente moins de 10%.

Une situation qui loin de conforter, révolte certains citoyens à l’instar de Youri Dissouva Kambel, manager général de l’agence touristique, «Gabon vert tour».

Ce dernier, dans un récent entretien, accordé à la rédaction du confrère Gabon365, a proposé, parmi tant d’autres, quelques solutions qui pourront subsidiairement renforcer l’économie nationale dans sa politique de diversification, tout en contribuant à un réel essor du secteur touristique.

Du haut de son mètre 86, Youri Dissouva Kambel, sous un air de Robert Mugabe, étrille sans complaisance les différentes politiques mises en place en les qualifiant de «grand échec national». Notamment, au vu du potentiel que regorge le Gabon et des investissements consentis dans un secteur qui reste étranger même de ses compatriotes.

Comment vendre au mieux la destination Gabon, quelle est la stratégie idéale? Le promoteur de «Gabon vert tour», sans fantasme, sans ambage répond par un triptyque.

«Nous en sommes encore à un niveau primaire le tourisme n’a pas débuté au Gabon. *Il ne suffit pas d’avoir de la volonté, mais il faut des gestes, des faits et des résultats*», a-t-il lancé.

Avant d’ajouter en guise de première solution, «le tourisme est un domaine technique qui nécessite des approches et des objectifs techniques pour pouvoir arriver à terme à un satisfecit.

Il faut donc, à la place qu’il faut, l’homme qu’il faut».

Dans un deuxième temps, «Il faut faire une rétrospective. Aller dans les universités pour retrouver des thèses de recherche faites autour du tourisme, consulter les archives, les projets, pour pouvoir faire un travail de continuité» a-t-il poursuivi.

Enfin, le développeur de produits touristiques a indiqué que, au delà de la promotion des loisirs, deux principaux acteurs doivent intervenir au-delà de l’État: les gabonais et les investisseurs privés. «Investisseurs privés, compagnies aériennes, secteur hôtelier, compagnies de transport ont tous un rôle prépondérant à jouer dans le développement du tourisme. Et ils ne peuvent le faire que si de véritables conditions ont été mises en place par l’État».

Sans toutefois se résigner, Youri Dissouva Kambel, a salué avec beaucoup d’entrain l’entrée au Gouvernement Julien Nkoghe Bekale, de Marie Rosine Itsana, en qualité de ministre du Tourisme. «Je tiens à féliciter l’actuelle ministre, car ça faisait longtemps que nous avons pas eu un ministre avec une seule tutelle. C’est donc une occasion inespérée pour le Gabon de voir tous les paramètres. Je lui conseillerais donc de s’entourer d’une bonne équipe technique et jeune afin de l’aider à participer au développement et à l’innovation touristique», a-t-il conclu.


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