Ali Bongo Ondimba, est-il vivant : oui ou non ?

Ali Bongo Ondimba, le président du Gabon, convalescence au Maroc depuis le 24 octobre 2018


De fatigue légère, jusqu’à fatigue sévère et finalement victime d’un AVC à Ryad en Arabie Saoudite depuis le mercredi 24 octobre dernier, parti à Rabat en novembre 2018 par la suite, le président Ali Bongo demeure toujours au Maroc pour y poursuivre sa convalescence, malgré quelques tours effectue dans son pays natal. Les questions sur le président agitent les Gabonais depuis plusieurs mois dans les réseaux sociaux. Dans un pays connus comme étant un Havre de paix, ceux qui savent en disent le moins possible, on observe une omerta de circonstance, pendant que tous les autres spéculent.

Plusieurs camps affirment leurs parts de vérité, Selon le porte-parole de la présidence de la République, Ike Ngouoni dans une conférence de presse tenu, le jeudi 7 mars dernier à la présidence de la république déclare « Il n’y pas de sosie, le président de la république, Ali Bongo est bien vivant »! Tout en indiquant au passage que certains compatriotes sont réfractaires à la dure réalité du grand retour du chef de L’État. Fin février, il avait présidé un Conseil des ministres où une avalanche de nominations avait été annoncée, mais aucun média n’avait été convié à l’évènement qui avait été rapporté par des vidéos filmées par des média proche de la présidence.


Pour l’opposition, le Chef de L’État ‘’serais mort et que celui que l’on nous montre serait un sosie’’ ! Ils en sont convaincus, ‘’ l’homme qui apparaît sur ces images est un sosie. Bruno Ben Moubamba, ancien ministre de l’habitat du président Ali Bongo, l’avait affirmé sur sa page Facebook. À ses yeux, on assisterait à un complot ourdit par des très proches de Bongo : « Ali Bongo, qu’on nous montre, n’est qu’une mascotte du groupe Alihanga »a-t-il déclaré.

La majeure partie de l’opposition et de la société civile continue à afficher leur scepticisme quant à la capacité du président à gouverner le pays, malgré plusieurs apparitions en public.

En outre, la cour constitutionnelle avait modifié la constitution pour pallier l’absence du président Ali Bongo, une décision jugé ‘’inacceptable ‘’ par l’opposition et la société civile qui parlent de ‘’coup de force’’.

Sinon, explique un constitutionnaliste, elle n’avait d’autre choix que de reconnaître la vacance de poste et d’enclencher une transition dirigée par le président du Sénat, qui doit ensuite organiser les élections 60 jours au plus tard.

Les affirmations de l’opposition, réelles ou supposées sosie d’Ali Bongo, continue de faire rage au Gabon même après une réaction d’une extraite vidéo fortement relayée sur les réseaux sociaux, à travers laquelle le président français affirme au ministre délégué à l’environnement, Franck Nguema avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue Gabonais Ali Bongo.


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