« Appel à Agir » : Réponse à la vaine tentative de diversion de M. Brice Laccruche selon Marc Ona Essangui



Une parodie de mauvais goût de l’initiative citoyenne « Appel à Agir » circule sur les réseaux sociaux à l’initiative de M. Brice Laccruche. A travers cet empilement de mots, qui relève du simplisme mystificateur, le directeur de cabinet d’Ali Bongo affirme qu’ils  » (aimeraient eux) aussi lancer un appel à agir. Non pas du même acabit que ceux lancés jusqu’à présent, qui s’adressent en réalité à une frange minoritaire de la classe politique et qui portent sur un sujet très éloigné des préoccupations des Gabonais ».

Fidèle à lui-même, maniant des concepts qu’il maîtrise assurément mal, Brice Laccruche lance, comme toujours, une fausse bonne idée. Il ne sera pas suivi dans cette voie. Il lui sera rappelé qu’un directeur de cabinet est un homme de l’ombre, qui ne recherche pas la lumière. Responsable de l’animation de l’équipe de conseillers, il n’est pas le créateur de sa propre gloire. Il est plutôt la sentinelle de son patron. Or, aux dires de la Cour constitutionnelle, le patron de Brice Laccruche est frappé d’ »indisponibilité temporaire ». Voilà pourquoi, ses petites manœuvres ne parviendront à éloigner personne de la question essentielle que la grande majorité des Gabonais se pose : Qui dirige le Gabon depuis le 24 octobre dernier ?

Si le directeur de cabinet d’Ali Bongo estime qu’il s’agit là d’ »un sujet très éloigné des préoccupations des Gabonais », il n’en demeure pas moins qu’il y a nécessité de constater la vacance de la Présidence de la République. Faut-il lui rappeler que les démocrates font les démocraties quand les citoyens font les républiques ? Faut-il lui apprendre que le bien commun est une réalité qui se nomme la République ? Ali Bongo étant réputé « indisponible », à Brice Laccruche ferait mieux de ne pas lui prêter ses propres lubies. Il gagnerait plutôt à faire leur bilan, depuis qu’ils se sont accaparés de notre bien commun. Il grandirait en demandant pardon au peuple gabonais pour leurs dix années d’échec à la tête de la République, notre bien commun le plus précieux.
Ce n’est ni avec des incantations ni des sérénades que l’on développe un pays. Personne ne se laissera distraire : la vacance de la Présidence de la République doit être constatée afin de mettre un terme à l’imposture dont Brice Laccruche est une émanation.
Source : Marc Ona Essengui


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