La réduction des salaires : réaction du Professeur Wilson-André NDOMBET



Non reclassé à la Fonction Publque (Très longtemps avant décision de suspension des reclassements officiels par le Gouvernement), après succès au concours de gradation au CAMES où, je perds déjà plus de 300000 Frs CFA/mois, depuis juillet 2015.
Je ne doute pas un seul instant que nombre de compatriotes gabonais vivent la même situation de parfaite injustice que moi.

Devrais-je perdre plus de 180000 Frs CFA, en sus, au titre de la récente décision inique de réduction de 15% des salaires des fonctionnaires par le Gouvernement gabonais (soit, 1 demi-million de FCFA environ de manque à gagner)? Quel Gabonais pourrait l’admettre dans un pays qui se dit démocratique? À en croire l’interpellation du peuple par le parti au pouvoir à travers sa devise qui prône cet idéal démocratique: « Dialogue-Tolérance-Paix »! Excepté si ce dernier n’y a jamais cru! Dans ce cas, le peuple aura été depuis longtemps berné, donc victime d’une manoeuvre dolosive et de nouveau perpétrée!

En réalité, la vraie cause est une mauvaise gouvernance due à la gestion calamiteuse et à des détournements effrénés de deniers publics par les oligarques du régime au pouvoir.

Où est, par conséquent, ma part de responsabilité pour être solidaire et supporter d’en payer le prix?

Pour conclure, sans vous intimer un ordre, en toute rationalité, je vous recommanderais de régler vos comptes entre vous et réinitialiser avec une longueur de vue de revoir déjà, sans démagogie ni parti prix, les effectifs pléthoriques des institutions constitutionnelles du Gabon. Cela découlerait du bon sens, épargnerait la majorité des Gabonais, qui n’ont point d’autre employeur que la Fonction Publique, d’un trouble abusif et du chaos total.

Pour une fois, j’invite à un peu de longueur de vue les Sommets de l’État, au risque de sombrer définitivement dans cet autre vice qu’est l’aveuglement lui-même source de conflits inimaginables.

Wilson-André NDOMBET
ProfesseurTitulaire des Universités à L’UOB.