Tous les établissements scolaires sont fermés au jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement a ordonné cette mesure après des manifestations d’étudiants qui protestaient contre la réforme des bourses de l’enseignement supérieur. Les conditions d’obtention ont été durcies ; il faut désormais obtenir son baccalauréat avant ses 19 ans révolus pour pouvoir prétendre à une aide financière. Pour l’État, il s’agit « d’encourager l’excellence ».

Le ministre de l’Education nationale Michel Menga M’essone multiplie les rencontres. Ce vendredi, l’opposant modéré en première ligne de la fronde des élèves, a convoqué ce dimanche à une importante réunion une série d’acteurs du secteurs dont les syndicats, les responsables des coopératives des lycées et les représentants des associations des parents d’élèves. La réunion aura lieu à 10h précises dans les locaux du ministère.

En plus des de ces acteurs conviés à cette réunion de crise, plusieurs responsables administratifs du ministère de l’Education accompagneront le ministre dans son opération de déminage. Rappelons que les élèves en colère contre le projet de reforme avaient demandé l’annulation pure et simple des nouvelles conditions d’attribution des bourses pour le supérieur décidées par les autorités pour faire face à la crise économique que traverse le pays depuis 2016.

Les élèves boudant la mesure gouvernementale, avaient indiqué ne pas devoir payer pour la mauvaise gestion des deniers publics. Car les autorités grâce à cette reforme prévoyaient de réduire drastiquement le nombre de boursiers de l’Etat qui pèserait chaque année 56 milliards au budget du pays. Une fausse bonne idée vu le tollé que cette reforme continue de susciter dans l’opinion et à travers le pays.


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