Gabon : liquidation de la GOC : «J’avais dit à Ali Bongo et à Emmanuel Issoze Ngondet de renoncer à cet emprunt» dixit Bruno Ben Moubamba



Le président de l’ACR, Bruno Ben Moubamba a réagi hier sur la supposée liquidation de la compagnie GOC. Pour Bruno Moubamba « J’avais dit à Ali Bongo et à Emmanuel Issoze Ngondet de renoncer à cet emprunt. J’ai même failli en venir aux mains avec Régis Immongaut et Madeleine Berre à cause de cette option basée sur le surendettement. Je m’en fous : ils savent désormais tous que j’ai eu raison et que la solidarité gouvernementale ce n’est pas soutenir des bêtises.
Bruno Ben Moubamba
Le FMI met la pression sur le « gouvernement » pour la liquidation de Gabon Oil Company : Gabonese Organization of Corruption (GOC)
DIG/ C’est un coup de tonnerre dans le paysage pétrolier national.
Selon des informations du site Africa Energy Intelligence dans sa dernière livraison du 30 avril 2019, confirmées par d’autres sources locales, le Fonds monétaire international (FMI) exigerait la liquidation de la Société nationale des hydrocarbures encore appelé Gabon Oil et de sa filiale Gabon Oil Marketing.
Hasard du calendrier, une mission du Fonds conduite par le chef de mission pour le département Afrique, Boileau Yeyinou Loko, séjourne depuis le 24 avril 2019 à Libreville (et ce jusqu’au 30 de ce mois). Objectif : faire le point sur l’exécution du programme et formuler des recommandations en vue de le conduire à son terme.
Selon le média en ligne, la situation financière de ces deux entités publiques seraient des plus précaires en dépit du bilan positif présenté le 19 avril 2019 par le Conseil d’administration de l’entreprise étatique, lequel faisait ressortir un bénéfice net de 18,4 milliards de francs en 2018 contre une perte sèche de 6 milliards de francs en 2017.
Le Fonds conditionnerait le déblocage de 246 millions de dollars ( 147,6 milliards de francs) restant de son programme d’appui budgétaire en faveur du Gabon à la liquidation de ces deux sociétés, soutient le média confidentiel.
D’après Africa Intelligence, le gouvernement serait réfractaire à cette injonction arguant qu’une telle option obligerait le pays à réécrire le code pétrolier et à rédiger de nouveau tous les contrats avec les opérateurs privés, qui intègrent la GOC dans le mécanisme de partage de production.

Source : Africa Energy Intelligence