Les réformes et mesures prioritaires : Julien Nkoghe Bekale sollicite l’accompagnement du Patronat



Dans le cadre des réformes et des mesures prioritaires, le premier minitre, Julien Nkoghe Bekale sollicite l’accompagnement du Patronat gabonais.

Le Premier ministre a ainsi invité les chefs d’entreprises à promouvoir une économie plus active capable de créer de la richesse et favoriser une croissance inclusive et partagée.

La caravane d’explications des réformes initiée par le gouvernement, le 23 avril dernier, s’est poursuivie ce jour avec une rencontre regroupant autour du Premier ministre et des membres du gouvernement, le Patronat.

Plus précisément, les deux parties ont échangé sur la situation économique du pays et la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises, la situation du marché du travail et les besoins des employeurs en terme d’embauche, les modalités de demandes d’autorisations de travail pour ce qui est de la main d’œuvre étrangère, l’état de la filière professionnelle et l’implication du secteur privé dans le processus de gouvernance, la réforme du Code du travail et la flexibilité de l’emploi.

Il s’agissait donc d’un exercice de dialogue interactif entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs du monde entrepreneurial du Gabon. Cette méthode, impulsée par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, entre dans le cadre d’un nouvel ordre économique et d’une nouvelle gouvernance.

Le gouvernement a donc partagé sa vision et son approche des préoccupations des populations, lesquelles devront se traduire par des réformes structurelles sectorielles, des mesures gouvernementales prioritaires et le dialogue permanent multidimensionn
el.

Ainsi, le Chef du gouvernement a invité les opérateurs économiques à œuvrer de concert avec son équipe pour mener au mieux les différentes réformes. Lesquelles ne peuvent se faire que dans une dynamique apaisée, mieux dans un climat social favorable. D’où la nécessité de maintenir un dialogue multidimensionnel permanent.

Le Premier ministre a ensuite affirmé que son équipe est consciente de la nécessité de réduire la dette pour investir dans une économie productive, durable, indispensable et de ce fait nécessaire pour une croissance partagée et inclusive.

Comme un facilitateur, le gouvernement veut permettre aux chefs d’entreprises de réaliser leurs objectifs, notamment dans l’investissement et la création des richesses.

Pour y parvenir, les entreprises comme l’a si bien rappelé le Chef du gouvernement, doivent investir au Gabon : ‘’arrêtez d’expatrier vos recettes. Il faut les faire au Gabon pour financer l’investissement’’, a-t-il déclaré.

C’est donc une invite que lance le chef du gouvernement aux chefs d’entreprises car, d’après lui, l’Etat ne peut pas tout faire : ‘’ On ne peut pas soutenir l’économie d’un pays rien qu’avec le budget de l’état’’, a-t-il martelé. Pour lui en effet, une économie est soutenue par son activité : ‘’ il y a des entreprises qui brassent beaucoup d’argent et vont créer des emplois ailleurs. C’est ici qu’il faut créer de la richesse pour avoir une croissance inclusive et partagée ‘’, a conclu le Chef du gouvernement.

Source : Primature