C’est du moins, la feuille qui lui est prescrite par le chef du gouvernement, Julien Nkokghe Bekale, en lui confiant les rennes du ministère en charge de la Promotion des investissements, du Développement des Partenariats publics et privés et de l’Amélioration de l’environnement des affaires.

Le jour de sa prise de fonctions, le 17 juin dernier, Jean-Fidèle Otandault, tout en revisitant le contexte économique actuelle du pays, a décliné les attentes qui sont portées en lui, à la tête de ce département ministériel. De toute évidence, a -t-il déclaré, « la promotion des investissements notamment directs étrangers et la l’intensification des Partenariats public étrangers, constituaient désormais des priorités du gouvernement dans le processus de relance de l’économie ».

La situation étant d’autant plus préoccupante que le stock des IDE actuellement au Gabon ne cesse de s’effriter. En effet, les IDE entrant au Gabon sont passés d’environ de 899 milliards de FCFA (1 498 millions de dollars) en 2017, à près de 508 milliards de FCFA (846 millions de dollars) en 2018.

Dans le même temps, le stock global des IDE a enregistré une légère tendance haussière. Il est passé d’environ 5639,4 milliards de FCFA (9 489 milliards de dollars) en 2017, à près de 6 201 milliards de FCFA (10 335 millions de dollars) en 2018.

Pour Jean-Fidèle Otandault, l’urgence d’activer ce levier se pose avec une bonne dose d’acuité. « Nous avons mis en place un plan de relance économique qui  n’a pas apporté des résultats escomptés. Nous avons pensé que durant des années que nous pouvons financer notre développement par des recettes exclusivement budgétaires, nous avons également sollicité des appuis budgétaires, mais force est également de constater que le taux de croissance de 5% escompté au début du plan de relance n’a pas été atteint« , a-t-il déclaré.

En conséquence, a t-t-il poursuivi, « il s’agit aujourd’hui plus que jamais, de réorienter nos priorités économiques. Et c’est à justes titre que le président de la République, Ali Bongo Ondimba et le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, ont voulu redonner un souffle nouveau au Partenariats public privés », avec la création d’un ministère spécialement dédié la Promotion des investissements, du Développement des Partenariats publics et privés et de l’Amélioration de l’environnement des affaires.

Quoi de plus normal, souligne Jean-Fidèle Otandault.  » Car d’autres pays se sont développés grâce aux Partenariats public – privés, grâce aux Investissements directs étrangers et pourquoi pas le Gabon? » s’est -il interrogé. Avant de  conclure qu’il « nous faut plus que jamais, donner plus de visibilité aux investisseurs étrangers pour qu’il soit attirés par la destination Gabon et c’est d’ailleurs, l’un de mes chevaux de bataille ».


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