Lors de son discours à Ouagadougou, le président français, Emmanuel Macron s’est dit, « favorable » à un changement du « nom » ou à un élargissement du « périmètre » du franc CFA, si les États africains le souhaitaient.

Malheureusement, le constat est amers, Paris fait le choix du silence, il est Impossible pour Paris de prendre position sur la question du franc CFA sans être accusé de néocolonialisme. Alors, il se tait. Wait and see !

« N’ayez pas sur ce sujet une approche bêtement post-coloniale ou anti-impérialiste. Ça n’a aucun sens, ça n’est pas de l’anti-impérialisme, ce n’est pas vrai », a répondu le président français, Emmanuel Macron à un étudiant qui l’interpellait sur ce sujet, lors d’un échange à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, le mardi 28 novembre 2017.

Imprécise, car M. Macron semble ignorer que cette monnaie fut imposée aux Africaines dans le cadre des turpitudes de la colonisation française. En effet, le franc CFA est le produit de la création de la Banque du Sénégal en 1855, banque créée grâce aux ressources versées par la métropole française aux esclavagistes en guise de réparations après l’abolition de l’esclavage le 27 avril 1848. Cette banque deviendra, au début du XXe siècle, la Banque de l’Afrique de l’Ouest (BAO), qui aura le privilège d’émission de la monnaie ancêtre du franc CFA qui naîtra officiellement le 26 décembre 1945, dix ans avant la création de l’Institut d’émission de l’Afrique occidentale française (AOF) et du Togo, lequel institut deviendra la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) quelques années plus tard.


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