[Enquête] UBA : Le calvaire des clients

Le siège de l’UBA-Gabon a Rénovation à Libreville. © Gabonreview

La Banque UBA au Gabon se porte mal, voire très mal à cause de certaines pratiques peu orthodoxes qui y ont cours, donnant ainsi du fil à retordre à ces innocents clients.

La Banque est censée offrir des services et simplifier la vie de ses clients. Plus le temps avance, plus les gens s’accoutument à la cruauté relationnelle. Ils sont donc victimes quand ils arrivent dans une banque pour déposer ou retirer de l’argent. Un client et journaliste à Gabon N°1 a mené une enquête et a vécu des heures et des heures de calvaire dans plusieurs agences d’UBA de Libreville .

La rédaction relate son histoire.

Notre enquêteur est un client d’UBA grâce à la politique de bancarisation obligatoire et catastrophique que le gouvernement ne cerne pas et ne combatte pas le volet inhumain. Il avait besoin d’argent, il devait arriver à la banque pour retirer une petite somme.

Notre enquêteur se dirige vers l’agence du centre de Libreville, encore appeler, agence de rénovation. Il est 10 h 30, mais la fin du mois de juillet justifie le fait que la banque soit encore pleine des clients qui attendent d’effectuer un retrait.

Il retire le ticket d’attente. Il y a 85 personnes devant lui. Il reste debout parce qu’il n’y a pas assez de chaises. Premier constat, une (1) caisse sur quatre fonctionnent : le 1, 2 et le 4. Un Monsieur et deux Dames assises s’occupaient de faire l’appel des clients pour rendre le service chacune à son rythme. Cela ressemblait déjà à une obligation d’attente… Une longue attente alors… Or, il n’avait pas prévu de s’attendre à vivre le pire parce que la banque est censée répondre au besoin financier de ses clients…

Après 10 minutes, la caisse A avait déjà 3. Après 15 minutes 5 personnes. La caisse 3 n’avait appelé qu’une seule personne. Le reste du temps le monsieur était en train de faire autres choses. Les clients que notre enquêteur avait trouvés sur place ont commencé à se plaindre au sujet de la lenteur du guichet 3. « Il n’appelle pas les gens. Il passe tout son temps à se déplacer et il a appelé 4 en 1 h. » , s’était plaint un Monsieur présent depuis plus d’une heure. « Hein ? Ca, c’est quoi, vraiment ? Ces personnes sont embauchées pour faire autres choses devant les clients ? » , avait complété une femme apparemment fatiguée d’attendre.

30 minutes plus tard, le Monsieur du guichet 3 a quitté son poste pour sortir de la banque et à son passage les clients se plaignaient ouvertement. Pour plusieurs personnes, il était venu pour parler avec son téléphone et la journée est finie. Il est revenu 5 minutes après avec une amie. Au lieu de reprendre sa place derrière le guichet, il a occupé une place du côté client avec son amie. La conversation a commencé avec l’intention de ne pas s’arrêter. Il donnait l’impression de se foutre complètement des clients.

« Mais il ne sont pas sérieux ? Ce n’est pas normal. Comment les banques fonctionnent ? Est-ce que nous ne méritons vraiment pas un peu de respect ? » , les questions fusent motivées certainement par la fatigue des clients. Estce que le responsable de cette agence ne connaît pas la qualité de service de ses agents ?

Le comble ? Non… « L’agence n’a plus de connexion pour faire des retraits », avait lancé une voix de dame en toute insolence. La tension a encore augmenté. Les plaintes des clients sur les solutions que propose la banque fusent. La seule solution est d’attendre que l’argent provienne d’une autre agence.

Notre enquêteur devait récupérer en petit montant et a donc quitté le lieu tout en priant que les clients en attente de la formule longue attente obtiennent une solution…


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