Francophonie : Louise Mushikiwabo veux imposer sa marque à l’OIF

OIF décomplexée, mondialisée, multi­polaire, efficace et redevable ».

Élue en 2018 à la tête de l’OIF, Louise Mushikiwabo, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, s’est entourée d’une équipe resserrée pour donner un nouvel élan à l’organisation et lui imposer sa marque.

En ce 1er juillet, cela fait six mois qu’un vent de fraîcheur venu des mille collines rwandaises souffle sur le bâtiment plus que séculaire qui abrite le siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris. Dans le salon sobre jouxtant son bureau, la secrétaire générale Louise Mushikiwabo s’efforce de compter le nombre de voyages qu’elle a effectués depuis son arrivée en janvier : une bonne quinzaine et autant de chefs d’État rencontrés, plus trois ou quatre autres d’ici à la fin du mois – notamment en Côte d’Ivoire et au Mali.

Entre deux avions, celle qui définit son propre management comme « sévère, rigoureux et impatient, mais bienveillant et toujours à l’écoute » a pris le temps de faire le tour de chaque direction, d’éplucher les dossiers de la plupart de ses collaborateurs, de recaser dans des fonctions « plus concrètes et plus utiles » une partie du staff pléthorique dont était entourée sa prédécesseure, Michaëlle Jean, et d’imprimer sa « vision d’une OIF décomplexée, mondialisée, multi­polaire, efficace et OIF décomplexée, mondialisée, multi­polaire, efficace et redevable ».


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