Grossesses précoces : apprendre aux jeunes filles à maitriser leur fécondité

*** Local Caption *** Les Žlves du LycŽe d'Oloumi se sont Žgalement soulevŽs, ici sous l'Žchangeur d'AwendjŽ


Elles sont plus en plus jeunes à donner la vie. Au regard des chiffres alarmants issus des différentes enquêtes et études menées sur le phénomène des grossesses précoces dans notre pays. Par exemple, l’étude de 2017 menée conjointement par l’unicef, l’Unesco et l’UNFPA, révèle que les grossesses précoces en milieu scolaire au niveau du Gabon se situent à 81%. Une situation préoccupante qui met à mal l’avenir de la jeune fille, tant au niveau de sa santé que de son cursus scolaire, mais surtout met en évidence l’inefficacité des nombreux dispositifs mis en place à ce jour par le gouvernement, les organismes internationaux ainsi que la société civile, pour éradiquer ce fléau. Si les facteurs de ces natalités précoces , notamment « l’entrée précoce dans l’activité sexuelle , la faible prévalence contraceptive , l’environnement familiale , socio-économique et scolaire » ont été rappelés par les panéliste à la conférence régionale de lancement du rapport du Groupe de la Banque mondiale à Libreville , dont le thème s’articulait autour des défis et opportunités pour l’autonomisation économique des femmes en Afrique de l’ouest et du centre , il en est ressorti  de ce débat sociétal que les mesures qui doivent être prises doivent faire en sorte que l’enfant se retrouve dans un milieu sécurisé et encadré ,mais aussi faire participer la jeunesse pour changer les choses . Pour Nathalie Dupagne, gynécologue obstétricienne et fondatrice de l’ONG 3S (Sensibilisation, santé, sexualité), il est nécessaire de renforcer les capacités de la jeune fille dans la gestion de sa fécondité. « Nous devons apprendre aux jeunes filles, dès le bas âge, à savoir se préserver, connaitre, aimer et respecter son corps, et cela passe par une véritable éducation à la sexualité », ajoute-t-elle.


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