Le CSG prend l’eau de toutes parts



Crédits solidaire du Gabon (CSG) va-t-il se sortir d’une affaire qui entache très sérieusement son image et risque dans les semaines et mois à venir de peut-être le faire couler ? Tant l’institution financière des petites et moyennes entreprises est empêtrée dans des dossiers flous liés à des déplacements de fonds des clients, des manipulations de compte des clients, ainsi que des transactions douteuses sur les grands comptes des sociétés. Pour avoir découvert toute cette mafia, l’ancien responsable de l’Agence client de CSG au Centre-ville, Wilfried Biyoghe Nang, a été purement et simplement licencié. La banque, indique des sources proches de l’intéressé, va prétendre que cet ancien cadre n’avait pas respecté une procédure de recouvrement de créances. Ce qui est totalement faux, révèle le contenu de la plainte adressé par l’avocat de Wilfried Biyoghe Nang à la direction de la banque le 11 décembre 2018. Dans ce document dont nous avons pu obtenir une copie, le conseil de l’ancien cadre révèle : « Le fondement du licenciement de Wilfried Biyoghe Nang est ailleurs. En réalité, la direction générale du CSG voulait, depuis un certain temps, se séparé de M. Biyoghe, parce qu’il était devenu trop gênant. M.Biyoghe a mis en lumière le détournement de fonds qu’opèrent certains responsables de la société CSG sur l’argent des clients ». La direction de l’époque, avec à sa tête la marocaine Adeline Haykal, accuse réception, le 12 décembre 2018, le courrier envoyé par l’avocat de son ex-employé. Preuve de la véracité des accusations portées par l’ancien responsable de l’Agence du Centre-ville, la direction de CSG va, au préalable, tenter une négociation avec son ex-employé, avant de le balader à travers plusieurs rendez-vous sans suite. Ce qui ressemble sans aucun doute à du mépris, voire de l’arrogance de la part d’une société accusée ouvertement de licenciement abusif et de nombreux actes de malversations financières. L’ancien chef d’agence multiplie depuis plus d’un an les démarches auprès des autorités judiciaires, pour que l’ensemble de ses droits soit payé, à l’intérieur de l’institution financière, l’affaire prend une autre tournure. Plusieurs hauts cadres de la boite (dont pour l’heure, nous tairons les identités) sont, au regard de plusieurs éléments de preuves, impliqués dans les opérations mafieuses ayant généré plusieurs millions de FCFA. La nature des opérations, les montages financiers et les sommes d’argent en jeu devraient en toute logique conduire plusieurs de responsables du CSG à Sans-Famille, si jamais les autorités judiciaires jouaient pleinement leur rôle.


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