Paskhal Nkoulou, le président du Bloc démocratique populaire (BDP), 22 février 2020 à Libreville © Gabon N°1
Paskhal Nkoulou, le président du Bloc démocratique populaire (BDP), 22 février 2020 à Libreville © Gabon N°1


Le président du Bloc démocratique populaire (BDP) a tenu une conférence de presse ce samedi 22 février à son siège suite à la communication du président du Groupe parlementaire PDG. La déclaration du député du parti démocratique gabonais a lieu d’inquiéter, « C’est un fait inédit en république gabonaise, un tel incident constitutionnel ne s’est produit. » A-t-il déclaré 

Pour le président du BDP, la constitution gabonaise stipule en son article 15 : « Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions, de sa propre initiative, ou sur la présentation par le Premier ministre de la démission du gouvernement, ou à la suite d’un vote de défiance ou l’adoption d’une notion de censure par l’Assemblée nationale. » 

Le BDP se demande, par quels moyens, le groupe parlementaire PDG, il entend s’opposer à tout projet d’éviction du Premier ministre.

Ainsi Paskhal Nkoulou, se pose une question épineuse aux contours nébuleux à savoir « A qui, le maintien de l’actuel Premier ministre, chef du gouvernement profite-t-il ? » Et pourquoi le groupe parlementaire PDG ferait il écho d’une question qui jusqu’à leur sortie, n’avait de sphère que les commentaires isolés des réseaux sociaux.

Paskhal Nkoulou, la constitution gabonaise, reconnaît ainsi le principe de la séparation des pouvoirs. Cela veut donc dire que le président de la République est le détenteur suprême du pouvoir exécutif, il fixe le cap et choisit les hommes avec lesquels il veut atteindre ce cap.

En effet, pour le président, « soutenir signifie accompagner, aider, maintenir, stimuler et non s’opposer qui signifie entrer dans la compétition, dans un affrontement ou faire obstacle. » a-t-il conclu le président du Bloc démocratique populaire (BDP), Paskhal Nkoulou