Environnement : silence, on dépeint !



L’anarchie à la place de l’ordre. C’est ainsi que pourraient penser les habitants de la ville de Port-Gentil, à la vue peu reluisante de l’emplacement des commerces, pour la plupart propriétés des ressortissants ouest-africains. L’absence de réactions fait dire à beaucoup de Port-Gentillais que les autorités municipales sont complices de cette situation de dégradation de la deuxième ville du pays. Le combat de l’hôtel de ville, « Port-Gentil ville propre, ville prospère », est donc loin d’être gagné face à une frange de la population naviguant à contre –courant du concept, et une institution qui semble les fermer les yeux devant des comportements inciviques. Loin de la xénophobie, les Ouest-Africains occupent le devant de la scène. Un cas parmi tant d’autres se trouve au « Bazarde la mosquée », à « Trois métis », dans le 3e arrondissement. Ici un ressortissant ouest-africain a construit, sur le trottoir, de façon  quelconque, son four à bois de chauffage. Il y a braise du poulet et bien autres encore dont en raffolent nombre de compatriotes. Chaque jour, de lever au coucher du soleil, il attise son feu de bois qui dégage chaleur et fumée. Le voisinage en pâtit. Les passants aussi. Un panneau publicitaire, géant implanté là ; noircit chaque jour davantage, tout comme les bâtisses attenantes. Ce n’est pas tout. Les règles d’hygiènes sont reléguées au second rang. « Je ne suis pas xénophobe, mais ce que font nos frères africains est ahurissant. Ils travaillent de l’argent en usant notre santé. Ils investissent chez eux pendant que nous, on doit se soigner, sous les yeux complices des autorités », confie un compatriote, visiblement excédé.


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