Au Gabon, le calvaire demeure ?



La pauvreté demeure une véritable colline de golgotha pour les autorités qui peine à proposer des solutions efficaces, l’état de la société gabonaise, les difficultés que traverse celle-ci, demeure un vrai casse-tête chinois pour le gouvernement gabonais. Le premier ministre s’était engagé à l’issue du Conseil des ministres du mardi 5 novembre 2019 dans sa « stratégie d’Investissement Humain du Gabon » Réduire la pauvreté et améliorer le bien-être des populations fait partie de ses priorités. Mais aujourd’hui devenus des éléphants blancs comme plusieurs autres par le passé, et ce, nonobstant les montants colossaux décaissés pour des réalisations jusque–là inexistantes.

Depuis plusieurs année, lorsque le prix du baril de pétrole a connu une chute drastique et que les autorités gabonaises l’ont rendu responsable de la crise qui s’est installée dans leur pays, crise qui perdure en dépit d’une certaine embellie sur le marché pétrolier, les Gabonais dans leur majorité triment comme l’atteste les difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent. Les conséquences sont multiples : elles vont du chômage, la santé et logement.

Pour ne pas aller en détail, il suffit de prendre quelques exemples pour se rendre compte que la vie au Gabon devient de plus en plus difficile, que le panier de la ménagère prend chaque jour que Dieu fait un coup au point de ne plus permettre même aux familles qui en avaient l’habitude de s’offrir trois repas quotidiens et que l’esprit communautaire qui les caractérisait a foutu le camp des habitudes des citoyens. Tout cela, vous vous en doutez, résulte d’une situation socio-économique à la limite délétère.

Pourtant en décembre 2013, le cabinet McKinsey & Company avait publié un rapport. Ledit document avait permis de révéler des données sans équivoque sur la situation du pays. Ainsi, on y a appris que 30% des foyers gabonais sont économiquement faibles; 95 000 foyers vivent avec moins de 2 700 FCFA par jour; 70% des villages du pays sont enclavés ; 35% des départements (17 sur 48) affichent un taux de pauvreté supérieur à 50% ou encore que 60% des départements (28 sur 48) régressent en termes d’accès aux services sociaux de base.

Sept (7) ans après pourquoi, les autorités ne trouvent-ils pas de solution, lorsqu’on sait que de 2013 aujourd’hui, la population à grandis, mais fort est de constater que le gouvernement semble emmener le peuple vers un énième entubage qui n’aura aucun résultat sur la vie des populations.

Le premier, ministre ne se savait-il donc pas attendu par les populations, peut-être, s’est-il se fie au sursis obtenu de la part du Chef de l’Etat, prendre conscience de la nécessité de produire des résultats n’a pas été son cheval de bataille. Pourtant le Chef de l’Etat lui-même l’a d’ailleurs très bien signifié.

Le front social est véritablement menacé du fait des conséquences fâcheuses qui en découlent.

La question est de savoir, que fait réellement ce gouvernement pour sortir les Gabonais de ce calvaire ? Les populations, vont-elles continuer à attendre ? Où est le président face à cette situation ?