Quel chef pour la « Maison militaire » de Tshisekedi ?



Le dernier occupant du poste est mort pendu : le 28 février, le chef d’état-major adjoint
Delphin Kahimbi était retrouvé décédé à son domicile, moins de huit jours après avoir été
destitué de ses fonctions et arrêté. Depuis, le renseignement militaire congolais n’a plus de
responsable, ce alors que ce corps gère la situation militaire et diplomatique dans tout l’est du
pays, en proie à d’incessantes opérations d’une myriade de groupes combattants aux contours
et aux revendications flous. Avant de prendre la tête des renseignements militaires en 2013,
Kahimbi avait d’ailleurs commandé les opérations des Forces armées de la République
démocratique du Congo (FARDC) dans le Sud-Kivu. Nommé par Joseph Kabila et maintenu
dans ses fonctions par Felix Tshisekedi en février 2019, le général gérait la relation avec
Kigali, où il avait ses entrées. C’est notamment grâce à ce rôle diplomatique officieux qu’il
est parvenu à se maintenir en place, et ce bien qu’il ait été placé sous sanctions pour son rôle
dans la répression de manifestations par l’union européenne dès 2015, et par les Etats-Unis

l’année suivante. Parmi les officiers qui sont en lice pour lui succéder, plusieurs ont, comme
Kahimbi, gagné leurs galons dans les opérations militaires à l’est du pays. C’est notamment le
cas du général de brigade Franck Buamunda Ntumba, qui fut longtemps responsable du
regroupement des combattants des groupes armés dans le grand nord et a, à ce titre, négocié la
reddition de nombreux combattants MaiMai Shetani ainsi que de militants des Forces
démocratiques pour a libération du Rwanda (FDLR).


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