La branche privée de la Banque mondiale fait la courte échelle à Union Bank sur les marchés internationaux.



La Société financière internationale (SFI), filiale privée de la Banque mondiale, pourrait
garantir les transactions commerciales de la grande banque nigériane Union Bank of Nigeria.
Les administrateurs de la SFI voteront bientôt un projet présenté le 30 juin, portant sur 40
millions $ pour les transactions sur moins d’un an menées hors du Nigéria. Les garanties de la
SFI à Union Bank participent d’un projet plus vaste, le Global Trade Finance Program, doté
d’une enveloppe globale de 500 millions de dollars, qui permet à la SFI de garantir les
transactions de diverses banques en Afrique et en dehors du continent. Dirigée par le Nigérian
Emeka Emuwa depuis 2012 et établie à Lagos, Union Bank avait vendu sa filiale britannique
en janvier. Or celle-ci était son unique branche à l’étranger et la vente avait suscité un retour
de bâton : l’action d’Union Bank avait chuté les jours suivants. Union Bank compte donc
désormais entièrement sur des banques étrangères pour ses transactions avec l’étranger. Sauf
que ces dernières se montrent très peu confiantes depuis le coronavirus (Covid-19) et la chute
des prix du pétrole. La banque veut toutefois consolider la progression qu’elle a menée depuis
2012. C’est en novembre de cette année qu’Emeka Emuwa était arrivé à sa tête, avec pour
mission de redresser ses comptes, très alourdis par la crise de 2008-2009. Il était accompagné

d’un super-consortium d’investisseurs, baptisé Union Global Partners et formé pour sauver la
banque : celui-ci l’a recapitalisée de 5000 millions $ le mois précèdent l’arrivée d’Emuwa.
La ligue des super-fonds derrière Union Bank. Union Global Partners détient désormais
environ deux tiers (65,1%) des parts d’Union Bank Il est composé de six actionnaires
principaux ; le grand fonds nigérian enregistré à Maurice et aux Caimans African Capital
Alliance, l’ancien groupe bancaire enregistré à Maurice et situé en Allemagne African
Development Corp, le fond américain Corsair Capital , l’agence publique de développement
néerlandaise FMO, le groupe du milliardaire néo-zélandais Richard Chandler Corp, et enfin le
fonds de capital-risque de la banque britannique Standard Chartered Bank, Standard
Chartered Private Equity. La banque d’investissement enregistrée aux iles Vierges britannique
Atlas Mara a rejoint Union Global Partners au capital de la banque ne septembre 2014, en
faisant l’acquisition d’African Development Corp. Elle possède désormais un peu plus d’un
quart (25,58%) d’Union Bank. Spécialisée sur l’Afrique, Atlas Mara a été créé en 2013 par
l’ancien CEO de la banque britannique Barclays, l’Anglo-Américain Bob Diamond, avec
l’entrepreneur britannique domicilié au Rwanda Ashish J. Thakkar. Or Atlas Mara comme
Union Gloabal Partners comptent beaucoup sur Union Bank. La banque nigériane est le
principal investissement du consortium. Atlas Mara a de son côté augmenté ses parts dans
Union Bank depuis 2014, passant de 20% à presque 50%. Elle s’est aussi appuyée sur la
banque cette année pour tirer vers le haut la performance décevante de son portefeuille. Union
Bank a déclaré gérer 2 000 milliards de nairas (5,17 milliards $) d’actifs début 2020. Son
CEO Emeka Emuwa est également le président du comité pour l’investissement et la gestion
du risque de la super banque nigériane Africa Finance Corp.


PARTAGER